Histoire

Histoire Extrait du Rousset

Montaigu, Mons acutus, Montagu, Montaigu-les-Lons-le-Saunier,

Canton et perception de Conliège.

Altitude : 429 mètres.

Le territoire de Montaigu est limité au nord par Lons-le-Saunier, Perrigny et Conliège, au sud par Moiron et Vernantois, à l’est par Conliège et Revigny, à l’ouest par Macornay et Lons-le-Saunier.
Vatagna, Saint-Bonnot, le moulin de la Gravelle, le moulin de l’Echeneau, le moulin Guiche, le moulin de l’Argentelle, le martinet Prost et les Combes font partie de la commune.
Il est traversé par la route départementale de Lons-le-Saunier à Genève, par les chemins vicinaux menant à Macornay, à Moiron, à Conliège, aux Quarts, à la fontaine de Tuiles,  à Lons-le-Saunier, à la Fontaine de la Doye, au parcours des Bourdots, par la Vallière et un canal de dérivation de cette rivière, par la Sorne, le ruisseau de l’Etang et plusieurs biefs.

Le bourg est situé au sommet d’une montagne qui domine la ville de Lons-le-Saunier. La rue principale est formée par la route de Lons-le-Saunier à Orgelet. Les maisons sont construites : en pierres, couvertes en tuiles et élevées d’un étage au-dessus de rez-de-chaussée. 

Population

1790 : 791 habitants
1846 : 783 habitants

Les plus anciens registres de l’état civil datent de 1639.

Le sol, très accidenté, produit du blé, de l’orge, de l’avoine, du maïs, des pommes de terre, du chanvre, des fruits, des vins rouges et blancs de bonne qualité, du foin et des fourrages artificiels. On importe les deux tiers des céréales, et on exporte les deux tiers des vins.

On élève dans la commune, du bétail à cornes, des porcs, des moutons et des chèvres. 100 ruches d’abeilles. On trouve sur le territoire, de la marne et de la pierre calcaire.

On a découvert dans la montagne, entre les rochers nus et la pente du vignoble, le niveau apparent des eaux qui ont en dernier lieu rempli les profondeurs de la vallée. La tête fossile d’un ichtyosorus et une pierre portant l’empreinte d’un poisson, sur laquelle les écailles ont laissé leur couleur et tout leur brillant découverte en ces lieux, en témoigne. 

Un canal de dérivation de la Vallière met en mouvement quatre moulins à deux tournants, dits le moulin de la Gravelle ou de la Gravière, le moulin de l’Echeneau ou le moulin Dalloz, le moulin Guiche, le moulin de l’Argentette.

On compte à Montaigu, un maréchal-ferrant, un marchand épicier, un marchand de vins en gros, 5 aubergistes, 2 maréchaux-taillandiers, un voiturier et un menuisier.

Il y a un châlet à Montaigu et un autre à Vatagna, dans lesquels on fabrique annuellement 18000 kilos de fromage.

Biens communaux :
Une église, un cimetière dans la rue de Saint Bonnot.
U
ne maison commune, construite de 1842 à 1846, qui a coûté 20000 francs. Elle renferme la mairie, le logement de l’instituteur et la salle d’étude fréquentée par 60 élèves ; le logement d’une institutrice laïque et la salle d’étude fréquentée par 50 élèves ; quatre fontaines avec lavoirs à Montaigu et une à Vatagna.
Une chapelle avec cimetière dans ce dernier lieu, des pâtures, murgers, déserts bois et terres.
La commune est en voie d’acquérir un presbytère.

NOTICE HISTORIQUE

Montaigu est assis sur le point culminant d’un rocher qui sépare un bassin de la Vallière de celui de la Sorne. Il est si admirablement placé que son horizon embrasse Lons-Le-Saunier, les ruines des châteaux de Montmorot, de Pymont, de l’Etoile de Bornay, de Montorient, le donjon du Pin, l’église de Saint-Etienne de Coldres, Conliège, les villages de Moiron, Macornay, et l’immense plaine de la Bresse, qui s’étend depuis le Mont-Jura jusqu’au Doubs et à la Saône.

Ses maisons suspendues sur le bord d’escarpements rapides, lui laissent encore une physionomie féodale et militaire. Elles produisent l’effet d’une vaste forteresse destinée à protéger la ville de Lons-le-Saunier.

L’origine de Montaigu, comme bourg et château, peut être déterminée d’une manière précise, mais il n’en est pas de même des divers groupes d’habitations qui existaient antérieurement au pied de la montagne, depuis Vatagna jusqu’à Lons-Ie-Saunier, et appelés Chavenay ou Saint Martin, Pontoux, le Vernois, etc. La voie gauloise qui reliait Lons-le-Saunier à Orgelet, par Conliége et Revigny, partait du quartier de Richebourg, tirait à Perrigny et descendait du centre de ce village contre la Vallière, qu’elle traversait sur le pont en face de l’éminence de Pontoux, remontait le cours de celle rivière sur sa rive gauche et passait au-dessous de Vatagna, pour aboutir à Conliége. Sa direction est marquée par le large sentier qu’on suit encore aujourd’hui. Entre ce chemin et le pied du Montaigu, se dessinent des ondulations de terrains connues sous le nom de Saint-Martin ou de Chavenay. C’est dans cette contrée que fut construit un monastère, que l’on en croit avoir succédé à un temple païen.


Lacuzon né à Longchaumois en 1607

Le château de Montaigu : résidence de Lacuzon

1642 : Lacuzon s’est installé dans les ruines de son nouveau château, véritable nid d’aigle surplombant Lons-le-Saunier et la plaine occupées. Bien remise en état, sa forteresse semble imprenable par l’ennemi, ce qui lui vaut de chaudes félicitations du gouverneur et du Parlement de Dole.

Pendant de longues années, jusqu’à la conclusion du traité de paix des Pyrénées de novembre 1659 qui confirme l’appartenance de la Comté à la Maison d’Espagne, la situation demeure confuse. Quelques raids et coups de main ravagent surtout les régions frontières ; en 1644, Turenne s’empare de Baume-les-Dames, Vesoul et Luxeuil.

Pour Lacuzon, ce sera une grande époque de sa carrière. De Montaigu, où il s’est installé avec femme et chapelain, il ne cesse de harceler les communications de l’ennemi. A cette époque il s’empare du château fortifié de Saint-Laurent la Roche qui commande l’accès du Revermont et qui était occupé par les Français depuis 1637. La prise de cette place forte a un grand retentissement politique en Franche-Comté et, en 1642, le Roi d’Espagne accorde officiellement à Lacuzon la capitainerie et le commandement de ce château.

Vous trouverez un excellent historique de la vie de Lacuzon sur le lien :

https://www.longchaumois.eu/histoire/lacuzon